AFTER IMAGE / AFTER LANGUAGE - Hooykaas/Stansfield & duPont
AFTER LANGUAGE
mémoire de / to the memory of Elsa Stansfield
2006
: INSTALLATION
sam|dim:12-17h00
: PROJECTION VIDÉO de 19h30 à 4h00
2006
FONTAINE : INSTALLATION AUDIO/VIDÉO IN SITU
23h00
SEPTEMBRE
:18H à LA CENTRALE; 20H au PARC LA FONTAINE
SEPTEMBRE
LES ARTISTES :18H à LA CENTRALE
AFTER IMAGE / AFTER LANGUAGE est une intervention audio et vidéo
conçue par Madelon Hooykaas, feue Elsa Stansfield et Chantal
duPont, spécifiquement pour le paysage urbain de Montréal.
L’intervention, réalisée par Hooykaas et duPont, prend place
sur deux sites à proximité l’un de l’autre ; le lac dans le
Parc La Fontaine, puis la vitrine et l’intérieur de la galerie La
Centrale sur le Boulevard St-Laurent. Le travail des artistes est
informé par des concepts de « géographie fluide » proposés
initialement par R. Buckminster Fuller. Un troisième site
d’intervention est donc sous-entendu, celui du dôme
géodésique le plus large au monde, la Biosphère sur l’Île
Ste-Hélène, tout près par métro.
À La Centrale, à l’intérieur de la galerie, l’on retrouve
une sculpture inspirée par la carte mondiale Dynamaxion de
Buckminster Fuller. Ce dernier a créé cette carte en 1943 dans le
but de visualiser et de comprendre de nouvelles relations globales
qui n’étaient pas représentées par les cartes Mercator
communément utilisées. La forme hexagonale applatie de la carte
est plus tard devenue la base de ses idées et de ses plans,
incluant les dômes géodésiques. Une des découvertes de
Buckminster Fuller dans le développement de la carte Dynamaxion fut
la géographie de la Terre comprise en tant que masse d’eau
unifiée et entourant plusieurs masses terrestres (ou continents).
L’idée de Buckminster Fuller, que la planète est constituée
d’eau, une source essentielle et vitale pour ses habitants, est le
leitmotiv du projet de Hooykaas/Stansfield et duPont.
Avec After Image/After Language, les artistes poursuivent la
quête de Buckminster Fuller dans la recherche de connexions
géographiques (fluides) inattendues. Leurs séquences
vidéos, présentées après le coucher du soleil au Parc La
Fontaine, sont projetées sur un écran hexagonal ancré dans le
lac. Avec la forme unique de l’écran et son emplacement dans le
lac, les artistes font un lien avec la structure géodésique de la
Biosphère et à sa position sur une île. De même, en plaçant
un pôle d’intervention dans une vitrine sur St-Laurent puis
l’autre dans le bassin d’eau d’un parc, elles font un lien
audacieux entre une voie urbaine occupée et un oasis naturel
paisible.
Après la tombée du jour, dans la vitrine de La Centrale, les
images d’eaux vives projetées font référence et proposent une
connexion avec l’eau au Parc La Fontaine, mais aussi avec l’eau
du Fleuve St-Laurent qui entoure et sert Montréal. Visuellement, la
projection est un after image (après image), un regard
résiduel, une mémoire collective de l’eau qui circule autour de
la ville. Durant la journée, des enregistrements de chants
d’oiseaux sont joués à l’extérieur de la galerie,
établissant aussi un lien entre le boulevard et le parc. Le son des
oiseaux est un rappel de la présence continuelle de la nature dans
l’environnement urbain, et, comme les chants sont plutôt
résonance que présence, et qu’ils ne sont pas traités
intellectuellement, ils sont perçus au-delà de la réflexion,
after language (après langage).
Buckminster Fuller considérait le temps comme étant une
observation relative, une série de séquences d’expériences,
de after images formulés dans nos pensées, une sorte de
réaction spontanée causée par la mémoire. Avec After
Image/After Language, Madelon Hooykaas, Elsa Stansfield et
Chantal duPont ont conçu un projet qui utilise des combinaisons à
la fois complexes et élégantes de sons et d’images, dans des
lieux inopinés, afin de déclencher notre perception et notre
mémoire dans la ville, pour nous rendre conscients des fluctuations
de notre entourage et de nos connexions fluides avec notre
environnement naturel et social.
artiste et critique d’art, 2006 (traduction La
Centrale)
Hooykaas / Stansfield (Amsterdam)
Madelon Hooykaas et Elsa Stansfield ont collaboré depuis 1972, à
Londres et Amsterdam. Après le décès d’Elsa Stansfield
en 2004, Madelon Hooykaas continue à travailler dans le même
esprit. Le fil conducteur de leur travail est de rendre visible
des phénomènes invisibles et de rendre les choses inaudibles,
audibles. Ainsi, le spectateur devient plus conscient de
l’importance de regarder et d’écouter avec attention.
Elles ont coréalisé et coproduit des films puis ont
réalisé de nombreux projets audio et vidéo sous forme de
monobandes, d’oeuvres sculpturales et d’installations.
Leurs oeuvres ont été présentées en Europe, aux
Etats-Unis, au Canada et au Japon.
www.stansfield-hooykaas.net
Chantal duPont (Montréal)
Artiste multidisciplinaire et professeure à l’École des Arts
Visuels et Médiatiques de l’UQAM depuis 1985, Chantal duPont
a participé à de nombreux festivals internationaux de vidéo
et à des expositions, tant au Québec qu’à l’étranger.
De nombreux prix lui ont été décernés, entre autres, le Prix
Bell Canada pour sa contribution exceptionnelle à l’art
vidéographique.
Dès 1986, elle s’intéresse au territoire comme performance,
elle chorégraphie le corps dans différents contextes : paysage,
espaces domestiques et lieux publics. Ses oeuvres vidéographiques
prennent alors la forme de monobande ou d’installation
photo-audio-vidéo et traitent de la mémoire
individuelle et collective, de la notion de temps et de la
fragmentation.
2006
GALERIE : INSTALLATION
thurs|fri:12-9pm sat|sun:12-5pm
WINDOW : VIDEO PROJECTION
4am
2006
FONTAINE : AUDIO/VIDEO IN SITU INSTALLATION
11pm
SEPTEMBER
: 6pm at LA CENTRALE, 8pm at PARC LA FONTAINE
SEPTEMBER
TALK : 6pm at LA CENTRALE
AFTER IMAGE / AFTER LANGUAGE is an audio and video intervention
conceived by Madelon Hooykaas, the late Elsa Stansfield and Chantal
duPont specifically for the urban landscape of Montreal. The
intervention, realised by Hooykaas and duPont, has two sites within
walking distance of each other, the lake in Parc La Fontaine and the
storefront window and gallery of La Centrale on Saint-Laurent
Boulevard. The artists’ work is informed by concepts of ‘fluid
geography’ first proposed by R. Buckminster Fuller. A third site of
intervention is thus implied, that of Buckminster Fuller’s largest
existing geodesic dome, the Biosphere, a short metro ride away on
Île Sainte-Hélène.
At La Centrale, inside the gallery, is a sculpture inspired by
Buckminster Fuller’s Dynamaxion World Map. Buckminster Fuller
created the Dynamaxion map in 1943 as a means of visualising and
understanding new global relationships that were not represented by
the commonly used Mercator maps. The flattened hexagonal form of the
map went on to become the basis for many of his ideas and designs
including his geodesic domes. One of Buckminster Fuller’s findings
through the development of the Dynamaxion map was that the Earth’s
geography could be understood as a unified large body of water
surrounding several landmasses (or continents). Buckminster
Fuller’s idea that the planet is constituted of water, an essential
conduit and life support for its inhabitants, is the leitmotiv of
Hooykaas/Stansfield’s and duPont’s project.
With After Image/After Language, the artists pursue
Buckminster Fuller’s quest for finding unexpected (fluid)
geographical connections. Their video sequences, shown after sundown
in Parc La Fontaine, are projected on a hexagonal screen anchored in
the lake. With the unique form of the screen and its placement in the
lake, the artists link it to the geodesic structure of the Biosphere
and to its island setting. Likewise, by placing one pole of their
intervention in a storefront on Saint-Laurent Boulevard and the other
in the lake of a park, they boldly link a busy urban thoroughfare to
a peaceful natural oasis.
After dark, in La Centrale’s storefront window, the artists
rear-project images of flowing water that refer to and connect to the
water of Parc La Fontaine as well as to the water in the
Saint-Laurent River that flows past and services Montreal. Visually,
the projection is an ‘after image’, a residual view, a collective
memory of the water surrounding the city. During the day, recordings
of birdsongs played outside the gallery also link the boulevard with
the park. The sound of the birds is a reminder of the ongoing
presence of nature in the urban environment, and, as the songs are
more of a resonance than a presence and not processed intellectually,
they are perceived beyond thinking, ‘after
language’.
Fuller, considered time as a relative observation, a series of
sequences of experiences, of ‘after images’ formed in our minds,
a kind of spontaneous reaction caused by memory. With After
Image/After Language, Madelon Hooykaas, Elsa Stansfield and
Chantal duPont have conceived a project using complex yet elegant
combinations of sound, image in unexpected settings to trigger our
perception and our memories in the city, to make us aware of the flux
of our surroundings and of our fluid connections to our natural and
social environment.
Paul Landon, artist and art critic, 2006
Hooykaas / Stansfield (Amsterdam)
Madelon Hooykaas and Elsa Stansfield collaborated since 1972, in
London and Amsterdam. After the death of Elsa Stansfield in
2004, Madelon Hooykaas has continued to work in the same
spirit. The main theme in their work is to make visible the
invisible phenomena and to render the things that are inaudible,
audible. Thus, the spectator becomes more conscious of the importance
of looking and listening with attention.
They have co-realised and co-produced films and realised numerous
audio and video projects in the form of single-channel videos,
sculptural works and installations. Their works have been presented
in Europe, in Canada and in Japan.
www.stansfield-hooykaas.net
Chantal duPont (Montreal)
Multidisciplinary artist and professor at l’École des Arts
Visuels et Médiatiques de l’UQAM since 1985, Chantal
duPont has participated in numerous international video
festivals and exhibitions, in Quebec and abroad. She has received
many prizes, most recently, the Bell Canada Prize for her exceptional
contribution to video art.
is interested in territory as performance, choreographing the body in
different contexts : landscape, domestic spaces and public sites. Her
videographic works are presented in the form of single-channel video
or photo-audio-video installation, and deal with individual and
collective memory, the notion of time and of
fragmentation.
thank / les artistes remercient :
ARTS ET DES LETTRES DU QUÉBEC
MONTRÉAL
- CIAM
remercie
CALQ
ARTS DU CANADA
ARTS DE MONTRÉAL
RJ
boulevard saint-laurent ****** entre Marie-Anne et
Rachel
canada h2w 1z3
514.871.0268







